Témoignages

Témoignage de Vincent BONNIN : Ingénieur ENSMA & Filleul 2010

Je suis avant tout extrêmement honoré d'avoir ces grands hommes de l'aviation en tant que parrains et présentateur. Ce sera un moment particulièrement intense, un épisode charnière entre mes premiers rêves d'enfant et ce projet que je veux faire grandir. Avoir le soutien de tels mentors m'emplit d'un sentiment de responsabilité vis à vis de ces albatross en lesquels je crois, en lesquels ils croient. Je vous dois beaucoup, ce que vous faites est formidable, nous avons tous la chance d'avoir cette passion commune mais vous contribuez à la faire grandir, à lui donner corps. Je vous dois ces moments d'épanouissement vers lesquels je me dirige à grand pas et la fierté de mes deux grands-pères qui m'ont vu grandir avec cette passion.

Vendredi 17 décembre 2010 sera un grand jour.


Témoignage de Sébastien LEFEBVRE : PDG de LH Aviation

Quelle est votre passion, comment est-elle née, qu’est ce qui vous motive plus particulièrement ?   

Le monde de la mécanique m’a toujours énormément passionné. Lorsque j’ai commencé mon école d’ingénieur, mon objectif était de  concevoir, fabriquer et commercialiser une voiture. Au fur et à mesure de ma vie étudiante, je me suis dirigé vers le monde de l’aéronautique. J’ai commencé en créant plusieurs associations, une réalisant la construction d’un avion métallique trois places et une autre réalisant un meeting aérien.

Le monde aéronautique m’a beaucoup plu car c’est un monde chargé d’histoire et d’aventure humaine.

Je me suis rendu compte que l’aviation légère avait très faiblement évolué comparativement au domaine automobile de compétition et qu’il y avait peut être quelque chose à faire.

Avec le recul, je ne sais pas si on peut dire que je suis passionné d’aéronautique mais une chose est certaine, c’est que je suis passionné par l’entreprenariat.

Comment avez-vous connu le Tomato ? Quel projet vous a-t-il financé ?

J’ai connu le Tomato par la presse aéronautique. Au départ, je voyais cela comme un formidable coup de pouce financier. Par la suite, je me suis rendu compte que cela était beaucoup plus.  La qualité et l’expérience des différents membres apportent énormément.

Le projet qui m’a été financé est l’aide au démarrage de la société LH Aviation.

Quel bilan tirez-vous : en quoi la bourse vous a vraiment aidé : réseau ? financement ? soutien moral ? Où en êtes vous aujourd’hui et que comptez vous faire dans le futur. (futurs projets etc.)

La bourse m’a aidé en apportant un label aéronautique autour de mon projet. Le réseau que le Tomato possède est très intéressant car de grande qualité.

De plus, dans un début de programme ce type de soutien permet de faire un bras de levier financier pour lever d’autres fonds.

Aujourd’hui, LH Aviation est une société qui continue son développement. Une équipe forte et soudée permet de faire évoluer LH Aviation vers un avenir prometteur.


Témoignage de Falk WINKLER : promotion 1997

Eh bien pour moi le TOMATO a été une expérience à double effet :

Premier effet TOMATO : un pied à l’étrier.

Je suis en spécialisation aéronautique en 97. Le marché du PNT n’est pas au mieux, les Cadets n‘existent pas. Je cherche donc à me faire embaucher chez un constructeur, pour peut être devenir ingénieur navigant d’essai : en équipage, au plus proche de l’avion et de la technique aéronautique que j’affectionne tout particulièrement.

Le directeur de l’école, l’IGA Robin, du TOMATO, nous parle de cette possibilité de bourses de la vocation. Une chance unique : je vole depuis longtemps, j’ai écumé l’Est de la France avec mon brevet de base et mon emport pax, mais je n’ai pas encore accroché le pilote privé à mon carnet de vol.

Je me souviens encore de mon entretien de sélection. De l’intérêt qu’ont porté les jurys sur mon dossier et ma manière de le présenter. Pas d’effets de manche ou de déstabilisation, mais plutôt d’emblée une mise à l’aise du candidat, pour qu’il puisse préciser de la manière la plus convaincante possible son projet. Très agréable, et pour tout dire inhabituel par rapport aux entretiens d’embauche industriels.

En particulier, j’ai un souvenir très net de l’accueil fait par M Herbemont lors de la sélection comme plus tard, des discussions techniques avec Jacques Hablot, lors de déjeuners du TOMATO ultérieurs.

Deuxième effet TOMATO : l’Amicale des filleuls.

C’est toujours très agréable de se retrouver toutes et tous. Des parcours très différents, un centre d’intérêt fort en commun, un plaisir à se retrouver et partager son expérience. Très sympathique. Et pour moi, salutaire :

En 2001, après 3 ans au BE Dassault à Saint Cloud, j’ai basculé chez Airbus Toulouse sur l’A400M, toujours avec le même objectif de navigant d‘essai. Lors du déjeuner de remise des bourses de décembre, une lauréate de la bourse, Valérie Pellet-Lhuillier, m’interpelle en me disant : « tiens c’est bizarre : tu es fana, tu as le bon âge, d’accord en 97 les conditions du marché étaient moyennes, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi tu ne te lances pas maintenant ! ». Et en plein déjeuner de remise des bourses, la lumière vient sur moi. Mais c’est bien sûr : ce coup-ci je vais me former au creux de la vague, pour être prêt à la reprise ! Le temps de passer l’ATPL théorique par correspondance, monter et obtenir un dossier Fongecif, passer le PP-IFR et la formation de travail en équipage, j’obtiens mon IFR multi le 14 décembre 2004, pour une date limite de candidature (en fonction de mon expérience) le 31 décembre !

Une sélection, un peu d’attente, une formation, et je suis lâché copi 320 en décembre 2007.

C’est ça aussi le TOMATO : des discussions franches et amicales, la confrontation enrichissante d’expériences jeunes et moins jeunes : un coup de pouce financier, un déclencheur aussi parfois.

Bref : merci le TOMATO !


Quelle est votre passion, comment est-elle née, qu’est ce qui vous motive plus particulièrement ?

En fait, je crois que j’ai 3 passions dans la vie : ma famille, l’aviation et l’entreprenariat…

Comme de nombreux pilotes, mon attirance pour les choses de l’air est née lors de ma tendre enfance, probablement avec mon premier cerf volant… J’ai commencé ma progression à onze ans avec l’aéromodélisme, puis le vol à voile et l’avion… Pour me payer mes heures de vols à 16 ou 17 ans, je faisais des petits boulots après les cours…

Pour ce qui concerne ma troisième passion l’entreprenariat, je me suis fait la main en tant qu’indépendant et en créant plusieurs associations et autre GIE dont celle de l’Amicale des Filleuls du Tomato qui m’interroge aujourd’hui… Puis j’ai créé la SARL Aeropassion début 2009 (www.baptemedelair.fr).

Ce qui me fascine avec les entreprises collectives, c’est la synergie que l’on peut y trouver. On parle aujourd’hui de cercles vertueux… J’adore ce terme. C’est tellement merveilleux lorsqu’à  plusieurs 1+1 font 3 ! »

Comment avez-vous connu le Tomato ? Quel projet vous a-t-il financé ?

J’ai connu le Tomato via feu Jean Eyquem, rédacteur en chef d’Aviasport à l’époque qui m’avait donné ma chance comme rédacteur et dont j’étais un grand admirateur.

Lorsque je me suis lancé dans la carrière de pilote, le financement a été un réel problème et le Tomato m’a permis de boucler une partie de mon budget formation. Recevoir cette marque de confiance lorsque l’on a encore tout à prouver est également un énorme encouragement moral et je crois que je me sentirai redevable toute ma vie, même si je suis aujourd’hui, à mon tour un « parrain du Tomato ».

Quel bilan tirez-vous : en quoi la bourse vous a vraiment aidé : réseau ? financement ? soutien moral ? Où en êtes vous aujourd’hui et que comptez vous faire dans le futur. (futurs projets etc.)

La bourse est une aide financière mais c’est surtout une aide morale. Non seulement des gens très qualifiés s’intéressent à vous, mais en plus ils vous aident… C’est énorme quand on a vingt ans !

Plus tard avec le recul, on se rend compte que le parrainage du Tomato est en fait la démonstration pratique des valeurs qui faisaient tant honneur à nos anciens : celles de camaraderie et d’entraide des gens de l’air. « La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines » disait St Exupéry… Être filleuls c’est être un témoin privilégié de cette démonstration et avoir peut-être un jour la possibilité de passer le témoin à son tour. 

Aujourd’hui je crois que j’ai réalisé mes 3 objectifs et je m’investis beaucoup dans le développement de www.baptemedelair.fr qui fédère les meilleurs prestataires de l’aviation de loisir pour initier le grand public à nos nombreuses disciplines aériennes.

Je termine avec cette merveilleuse citation de Pierre-Georges Latécoère que les futurs candidats connaissent sûrement par cœur : “ J’ai refait tous les calculs. Ils confirment l’opinion des spécialistes: notre idée est irréalisable. Il ne nous reste plus qu’une chose à faire: la réaliser ”


Témoignage d'Audrey CHARMOILLAUX : Filleule 1999

"Je suis Audrey Charmoillaux, filleul du tomato depuis 1999 et membre du Tomato depuis 3ans.

Le Tomato m'a témoigné sa confiance et m'a encouragé dans ma vocation de pilote.

J'ai présenté la bourse, j'avais alors 22 ans, mon PL théorique en poche, 2 années de prépa scientifique et un diplôme d'ingénieur en cours avec pas mal d'heures de vol en aéro-club et une qualif instructeur. Tout ça dans un contexte aéronautique très morose! La bourse du Tomato m'aide à payer mon Pilote professionnel et ma qualif instructeur.

Après deux années d'instruction en aéro-club parallèlement à un cursus d'ingénieur, le recrutement Air france s'ouvre à moi. Air france me forme aux vols aux instruments. En mars 2003, je suis lâchée en tant que copilote sur A320. J'y reste 5 ans pour être à présent copilote B777 depuis 3 ans.

Mon cursus, je le dois à mon envie d'arriver au bout de tout ce que j'entreprends, à mes parents convainqus de l'importance d'exercer un métier passion mais aussi à des professionnels de l'aéronautique comme le Tomato qui m'ont encouragée dans la voie que j'avais choisie.

Depuis mon entrée en tant que pilote de ligne, je me lève avec toujours autant d'énergie pour aller voler. Mon travail m'émerveille tous les jours.

Je souhaite à tout le monde de pouvoir vivre de sa passion!!! Il faut juste s'en donner les moyens!

Encore un grand merci au Tomato de m'avoir soutenu dans mon projet!" 


Témoignage Antoine SCHWOEBEL : Filleul 2009

 

Escale sud-américaine… A la découverte du  « Crew way of life »

(22 - 26 août 2010)

Il est 16 heures locale lorsque je retrouve Sébastien, mon parrain, à CDG. Un détour par son domicile situé à vingt minutes de Roissy nous permettra de boucler les valises et, accessoirement, de faire une petite sieste… bien utile lorsqu’un vol de 13h30 nous attend! A 20h30, départ pour la division des opérations d’Air France ("cité PN" pour les intimes), check in des bagages équipage et rendez-vous au box de préparation des vols ou nous retrouvons Christophe notre CDB et Samy, l’un des 3 OPL. Après avoir assisté à une partie du briefing, il est temps pour moi de rejoindre le terminal E: 23H30, j’embarque pour le vol 418 à destination de Buenos Aires (EZE) siège 05B, classe J (business). A bord, l’excitation prend le pas sur la fatigue et il semble que mon horloge interne soit passée en mode « long range », pas question pour moi de dormir ! Après un dîner servi à 1 heure, je peux enfin me rendre au cockpit retrouver Sébastien et Christophe, l’occasion pour moi de découvrir un poste de Boeing 777... Je m'y sens plutôt bien et n'en sortirai que 3 heures plus tard!

Le jour se lève sur l'Argentine et je foule pour la première fois le sol sud-américain... Un "petit" déjeuner nous attend à l'hôtel, situé juste en face de l'impressionant Kavanagh Building, qui surplombe la ville dans son style art-déco des années trente, à l'image d'un gratte-ciel new-yorkais. Je m'imprègne déjà de l'ambiance argentine en flânant sur Florida Avenue, avant de rejoindre Sébastien et son cousin, habitant Buenos Aires, pour une visite de la ville, qui nous amènera nottament dans le fameux quartier de La Boca et ses façades multicolores.

Les différents équipages se succédant chaque jour, les soirées sont l'occasion de nous retrouver autour d'un "pot équipage", avant de sortir déguster un bife de lomo, spécialité locale à ne manquer sous aucun prétexte! Christophe, un amoureux de la ville, nous amène ensuite au Milion: ce bar qui occupe les trois étages d'un hôtel particulier de style Belle époque nous fera vivre aux rythmes argentins, jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, une virée sur le fleuve El Tigre nous attend. Au programme, dépaysement total: à bord d'un vaporetto, nous découvrons cette Venise tropicale le long des canaux, bordés par des petites maisons de style traditionnel... Mais cette virée a un but plus précis: Sébastien a bien l'intention de partager avec moi sa passion pour les sports nautiques. Féru de kite surf, il ne se déplace jamais sans sa planche et ses ailes... mais pour l'heure, nous ferons du wake board! Le temps d'enfiler notre combinaison, et je me jette à l'eau! Tiré par un bateau au moteur sur-boosté, la sortie de l'eau s'avère assez rude... mais à force de patience, je parviens finalement à émerger pour profiter au maximum de la wave. C'est ensuite au tour de Seb' de faire sa démo avec quelques sauts en prime! Pas le temps de souffler, il nous faut être à l'heure au rendez-vous fixé avec l'équipage arrivé la veille pour une session de kart'... Sur la piste, tous les coups sont permis...Seb, tu auras ta revanche, promis!

Le lendemain, le pick-up est prévu à 14 heures, pour un départ à 17h30. Il est temps de prendre le vol retour, que je passerai pour les trois quarts du temps entre les galleys et le cockpit.

Pendant 5 jours, j’ai eu la chance de tutoyer la vie d’un naviguant Air France, d'expérimenter le « crew way of life ». Dans peu de temps, Sébastien s'envolera pour Madagascar, puis New-York, suivi de l'Ile Maurice. Je rentre chez moi des images plein la tête et encore plus décidé à faire de ma passion un métier, et bien plus, un style de vie !

Grâce au Tomato, j'ai les moyens de parvenir à mes fins et ma reconnaissance est sans pareil.

            - Merci à Sebastien, qui m'as permis de toucher mon rêve de plus près...

            - Merci au Tomato et à ses généreux membres, dont le soutien porte ma vocation!


Témoignage de Falk WINKLER : promotion 1997


Témoignage de Falk WINKLER : promotion 1997


Témoignage de Falk WINKLER : promotion 1997